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L'áo dài : symbole vestimentaire vietnamien

Chaque pays se distingue par le vêtement traditionnel porté par ses habitants. Les japonais portent le Kimono, les chinois portent le Hanfu, les coréens le Hanbok,... Au Vietnam, on porte l'áo dai.
Chaque pays se distingue par le vêtement traditionnel porté par ses habitants. Les japonais portent le Kimono, les chinois portent le Hanfu, les coréens le Hanbok,... Au Vietnam, on porte l'áo dài. Cette tenue traditionnelle est encore portée par la majorité des femmes du pays à l'occasion de cérémonies officielles, de conférences ou encore de mariages.
L’histoire de la robe longue vietnamienne
C’est durant la période Trinh-Nguyen (au XVIIIème siècle), au moment où le Vietnam fut divisé en deux parties, que l’áo dài (robe longue) vit le jour dans le pays. Au départ, il existait deux versions de robe, l'une pour les femmes de la dynastie Trinh au Nord, copiée sur les costumes impériaux chinois ; l'autre, boutonnée sur le devant et portée sur un pantalon, pour les femmes (et hommes) de la dynastie Nguyen au Sud. Une façon pour les Nguyen de marquer leur différence vis-à-vis de leurs rivaux du Nord. L'áo dài original survécut jusque dans les années 30, où il fut alors modifié et simplifié par un créateur de mode d'Hanoï connu sous le nom de "Monsieur le Mur". Une fois rallongé, fermé avec des boutons sur le côté, la forme de son col modifiée et ses pans réduits de cinq à deux, le nouvel áo dài connut un tel succès qu'il devint LE costume traditionnel vietnamien. Au lendemain de l'indépendance en 1954, jugé trop coûteux et inadapté au travail, il fut banni du Nord du pays, tandis qu'il continuait à gagner en popularité dans le Sud, notamment auprès de la bourgeoisie locale qui s'identifiait ainsi à la Première dame du pays, Madame Ngo Dinh Nhu, qui le portait en toutes circonstances. Sa popularité fut telle qu'il devint l'uniforme obligatoire pour les lycéennes vietnamiennes. Devenu symbole de décadence après la réunification du pays en 1975, il n'était plus guère porté que par de rares téméraires risquant l'enfermement dans un camp de rééducation. De célèbres stylistes vietnamiens ont contribué à lui donner un nouveau souffle dans les années 1990, au point que son port soit aujourd'hui vivement encouragé. Outre les lycéennes et les étudiantes, pour lesquelles il est toujours obligatoire, de nombreuses vietnamiennes choisissent de le porter à l'occasion de festivités telles que le Têt, ou encore dans le cadre de leur activité, pour celles qui travaillent dans le secteur touristique.
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