So Vietnam Travel, artisan du voyage sur mesure au Vietnam

Interview de Frédéric Ortiz, fondateur de So Vietnam Travel
Vous définissez So Vietnam Travel comme un « artisan du voyage ».
Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
Nous travaillons voyage par voyage. Nous n’avons pas un catalogue de circuits dans lequel nous allons chercher celui qui se rapproche le plus de votre demande.
Avant de construire quoi que ce soit, nous échangeons avec vous : qui voyage, à quelle période, pendant combien de temps, avec quel budget, à quel rythme, ce qui vous attire au Vietnam… et aussi ce qui ne vous intéresse pas.
Pour nous, être artisan du voyage, c’est justement cela : concevoir plutôt qu’adapter.
Derrière chaque séjour, il y a un véritable travail de réflexion et d’assemblage.
Nous ne prenons pas un itinéraire préétabli pour en modifier deux ou trois étapes et le présenter comme du sur-mesure. Et le voyage n’est pas non plus généré automatiquement par une IA.
Il se construit au fil de nos échanges.
Vous parlez de voyages 100 % sur mesure.
Jusqu’où peut aller ce sur-mesure ?
Partout, ou presque.
Cela commence évidemment par l’itinéraire, mais le sur-mesure concerne aussi le rythme, les hébergements, les transports, les guides, les visites, les expériences et la place que l’on souhaite laisser aux temps libres.
Un couple qui vient au Vietnam pour la première fois n’aura pas forcément les mêmes attentes qu’une famille réunissant trois générations, qu’un voyageur solo ou qu’un groupe d’amis.
Certains souhaitent dormir chez l’habitant, d’autres privilégient de très beaux hôtels.
Et rien n’empêche d’alterner : une adresse très simple à un endroit parce qu’elle permet une expérience particulière, puis un hôtel haut de gamme quelques jours plus tard.
Le sur-mesure n’est pas une catégorie de voyage chez nous. C’est notre manière de travailler.
Une passion peut-elle devenir le point de départ d’un voyage ?
Oui, et c’est même souvent là que cela devient intéressant.
Une passion ou un centre d’intérêt peut donner une couleur particulière à tout le voyage ou simplement guider certaines étapes.
Nous pouvons imaginer un road trip à moto, donner une vraie place au trek et à la randonnée, construire un voyage de noces ou rechercher des expériences particulières autour de la photographie, de la gastronomie, de l’histoire ou des lieux liés à la guerre du Vietnam.
Cela peut aussi être l’envie de découvrir davantage les marchés, l’artisanat et la vie locale, de privilégier les grands paysages et la nature, de consacrer du temps au bien-être ou simplement de voyager plus lentement.
Mais je ne cherche pas à enfermer le voyageur dans son thème.
Quelqu’un qui aime la photographie, par exemple, n’a pas nécessairement envie de faire un « voyage photo » pendant trois semaines.
En revanche, nous pouvons faire en sorte qu’à certaines étapes il soit au bon endroit, au bon moment, ou prévoir un détour qui aura un véritable intérêt pour lui.
C’est justement là que le sur-mesure prend tout son sens.
Faut-il arriver avec une idée très précise de son voyage ?
Pas du tout.
Certains voyageurs nous contactent après des semaines de recherches. Ils ont déjà une liste de villes, de régions ou d’expériences qu’ils souhaitent absolument intégrer.
D’autres nous disent simplement : « Nous aimerions partir deux ou trois semaines au Vietnam. »
Les deux situations me conviennent.
Mon rôle n’est pas seulement de mettre bout à bout les endroits que l’on me demande. C’est aussi de conseiller.
Si je pense qu’il y a trop d’étapes, que les distances ont été sous-estimées ou qu’une région mérite deux jours de plus, je le dis.
Parfois, construire un meilleur voyage consiste justement à enlever une étape plutôt qu’à en ajouter une.
Finalement, le sur-mesure consiste aussi à savoir dire non ?
Parfois, oui.
Si l’on veut tout voir en quinze jours, je peux évidemment essayer de faire rentrer le maximum de choses dans un programme. Mais je ne suis pas certain que ce soit rendre service au voyageur.
Sur une carte, certaines étapes peuvent sembler proches. Sur place, il faut tenir compte des routes, des transferts, des horaires et de la fatigue.
Un programme peut être techniquement réalisable et ne pas être agréable à vivre.
Notre travail consiste donc aussi à trouver le bon équilibre entre ce que le voyageur a envie de découvrir et le temps dont il dispose réellement.
Une fois le voyage construit, tout est-il figé ?
Il y a forcément un cadre. Les hôtels, les transports et certaines prestations sont réservés à l’avance.
Mais à l’intérieur de ce cadre, nous essayons de conserver de la souplesse.
Je préfère généralement prévoir un programme assez complet au départ. Si une visite ou une expérience peut réellement vous intéresser, mieux vaut l’avoir anticipée et organisée.
Ensuite, une fois sur place, vous pouvez avoir envie de ralentir, de profiter plus longtemps d’un endroit ou simplement de ne pas faire tout ce qui était prévu ce jour-là.
Il est beaucoup plus facile d’alléger un programme que d’essayer d’ajouter au dernier moment une expérience qui nécessitait un guide, un transport ou une réservation.
Le programme doit être là pour faciliter le voyage, pas pour devenir une contrainte.
Et lorsqu’un imprévu survient sur place ?
Nous sommes là.
C’est aussi une partie importante de notre métier. Notre travail ne s’arrête pas au moment où le voyageur reçoit son programme.
Une question, un changement possible, un imprévu : les voyageurs gardent un contact avec So Vietnam Travel pendant leur séjour.
On ne peut évidemment pas tout modifier au dernier moment, notamment lorsque des prestations sont déjà réservées. Mais lorsqu’une adaptation est possible, nous cherchons une solution.
Le voyage sur mesure au Vietnam est-il forcément synonyme de voyage haut de gamme ?
Non.
Le budget fait partie de la conception du voyage, au même titre que la durée ou le rythme.
Nous pouvons privilégier certaines expériences et choisir des hébergements plus simples, mélanger différentes catégories d’adresses ou, au contraire, construire un voyage très haut de gamme.
L’important est de savoir où se situent les priorités.
Je trouve beaucoup plus intéressant de réfléchir à la manière d’utiliser un budget que de chercher à faire entrer tous les voyageurs dans un même niveau de prestations.
Et si le voyage ne s’arrête pas aux frontières du Vietnam ?
Nous pouvons aussi construire un itinéraire associant le Vietnam au Laos, au Cambodge ou, selon le projet, à d’autres destinations d’Asie du Sud-Est.
Là encore, la question est surtout celle de la cohérence.
Ajouter un pays pour pouvoir dire que l’on a fait deux ou trois destinations n’a pas forcément beaucoup de sens si cela oblige à multiplier les transferts et à survoler chaque endroit.
Lorsque la durée du séjour s’y prête, en revanche, un combiné peut être très intéressant et nous pouvons en concevoir l’ensemble.
Et pour des projets qui sortent complètement du Vietnam et de ces itinéraires combinés, Vivatrip nous permet également d’accompagner les voyageurs vers d’autres destinations.
Qu’est-ce qui vous paraît finalement le plus important lorsque quelqu’un vous confie son voyage ?
La qualité de l’échange.
Un voyage représente du temps, un budget et souvent beaucoup d’attentes. J’ai besoin de comprendre les personnes pour lesquelles je travaille.
Il faut qu’elles puissent me dire ce qu’elles aiment, mais aussi ce qu’elles n’aiment pas. Qu’elles puissent poser leurs questions, changer d’avis, préciser leur projet.
Et de mon côté, je dois pouvoir leur dire franchement lorsqu’une idée me semble excellente… ou lorsqu’elle risque de rendre leur voyage moins agréable.
C’est probablement cela, au fond, être artisan du voyage : ne pas fabriquer davantage de voyages, mais construire le bon voyage pour chaque voyageur.
Envie de nous confier votre projet voyage ?
Vous avez déjà dessiné tout votre itinéraire ? Vous avez simplement une période de départ en tête ? Ou peut-être seulement l’envie de découvrir le Vietnam sans encore savoir par où commencer ? Parlez-nous de vos dates, de votre budget, de vos envies et de votre façon de voyager. La première étape sera simplement d’en discuter.


