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À quand la reprise du tourisme au Vietnam ?

ACTUALISATION AU 10/09/2021

La crise sanitaire qui sévit depuis plus d'un an à l’échelle mondiale n’est pas pour encourager les voyageurs à se projeter et organiser leurs prochaines vacances avec sérénité. Si l'Asie et le Vietnam en particulier ont été relativement épargnés jusqu'à présent, les fortes hausses de contaminations enregistrées depuis le début de l'été et les mesures drastiques prises par le gouverment vietnamien pour endiguer la pandémie remettent en cause le plan de réouverture des frontières annoncé au printemps, alors que les indicateurs étaient au vert et que la vie semblait avoir repris ses droits. Dans ce contexte, il est difficile de savoir quand il sera à nouveau possible de voyager au Vietnam en toute sécurité.

La situation sanitaire en Asie et au Vietnam

Tandis que l’Europe et les Etats-Unis avaient essuyé une deuxième vague hivernale et s'étaient enlisés dans l’urgence sanitaire, la plupart des pays asiatiques avaient réussi à endiguer la circulation du coronavirus et à limiter ses impacts économiques grâce à une bonne gestion sanitaire. La Chine, d’où il était parti, affichait l’un des bilans humains les plus bas, et avait même enregistré une légère croissance économique, tout comme Taïwan et le Vietnam, alors les grands vainqueurs du combat contre la Covid.

Les clés de la réussite asiatique : des mesures efficaces contre la pandémie 

De toutes les nations développées dans le monde, les pays de l’Est asiatique sont ceux qui, jusqu'à présent, avaient le mieux géré la crise de la Covid-19 en dépit de leur population relativement âgée et ce, grâce à la mise en place de mesures rapides et efficaces pour lutter contre la pandémie.

Parmi ces "facteurs clés de succès" :

  • Une vive réactivité due aux expériences passées. Grâce aux leçons tirées des précédentes épidémies comme le Sras, qui avait touché le Vietnam en 2003, des plans d’urgence étaient prêts à être mis en œuvre en cas de nouvelles pandémies, comme la géolocalisation et l’isolement des personnes infectées.
  • Le traçage rétrospectif pour mieux maîtriser la circulation du virus i.e. remonter à la source de l’infection (chercher à savoir par qui la personne a été contaminée et isoler les "super propagateurs" en priorité) plutôt que de rechercher les contacts contaminés, comme on le fait en France.
  • Des décisions aussi rapides que radicales, comme la mise en quarantaine immédiate de la région de Wuhan dès l’apparition des premiers cas, suivie de confinements locaux.
  • Des frontières closes dès le début de la pandémie et des quatorzaines strictes imposées à tous les arrivants sur le territoire (dans des hôtels réquisitionnés).
  • Des pays aux régimes autoritaires, dont la discipline de fer s’est avérée être un atout majeur pour contrôler l'épidémie, et dans lesquels la culture du masque et des gestes barrières est déjà bien ancrée au sein de la population. En effet, dans de nombreux pays d’Asie, porter un masque dans les lieux et transports publics quand on est malade est déjà un réflexe naturel, tout comme les gestes barrières dans des sociétés où la pudeur et la distanciation physique sont de mise. Des pratiques culturelles qui ont largement contribué à freiner la propagation du virus.

Le Vietnam, rattrapé par la crise de la Covid-19

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Grand vainqueur du combat contre la Covid-19 avec la Chine et Taïwan, le Vietnam pouvait alors se targuer d’être l’un des seuls pays de la zone à avoir réussi non seulement à endiguer en un temps record la deuxième vague de contaminations, mais aussi à préserver sa croissance. Avec une épidémie maîtrisée et une économie dynamique qui continuait à gagner des parts de marché à l’international, Hanoï, sa capitale, faisait ainsi figure d’exemple.

Fin juin, on recensait à peine 90 décès liés au Covid et quelques 21 312 cas de contamination pour un pays de 97 millions d’habitants ; des chiffres bien inférieurs à la plupart des autres pays.

Un bilan exceptionnel obtenu au prix de mesures exceptionnelles

Le Vietnam a en effet rapidement pris des mesures de lutte contre le coronavirus, visant non seulement à stopper l'épidémie à l'intérieur des frontières du pays, mais aussi à empêcher l'entrée de personnes infectées sur le territoire.

La situation était ainsi sous contrôle dans les villes où de nouveaux cas de Covid étaient déclarés. A Ho Chi Minh Ville, par exemple, le Centre de contrôle et de prévention des maladies de la ville était particulièrement vigilant concernant les nouveaux arrivants. Les passagers des vols internationaux étaient testés et mis en quarantaine à leur entrée sur le territoire. Les personnes ayant achevé leur période de quarantaine dans d'autres provinces étaient également étroitement surveillées par les autorités sanitaires locales à leur retour dans la ville.

Un retournement de situation inattendu au début de l'été

Malgré une légère hausse des contaminations au mois de juin, tout portait à croire que la situation était maîtrisée et que la crise sanitaire n'était bientôt plus qu'un mauvais souvenir. C'était sans compter sur les effets des variants et la lenteur du programme de vaccination. En un mois, la Covid a causé plus de 10 000 morts au Vietnam, portant ainsi à 14 135 le nombre total de décès liés au virus pour 564 000 cas de contaminations (environ 13 000 contaminations quotidiennes).

Devant ces chiffres alarmants, les autorités vietnamiennes ont dû renforcer leur vigilance dans l'ensemble du pays et en particulier dans les grandes villes, plus sévèrement touchées. Pour lutter contre la pandémie, les 8 millions d'habitants de Hanoï ont ainsi reçu l'ordre de se confiner chez eux fin juillet. Depuis le 08 septembre, les restrictions de déplacement se sont également renforcées. Un "permis de déplacement" est désormais nécessaire pour passer les points de contrôle de la capitale, qui veille ainsi à la stricte mise en œuvre des mesures de distanciation sociale décrétées le 24 juillet pour endiguer la propagation de la pandémie de COVID-19. Des efforts de communication pour que les résidents comprennent ces règlementations ont également été déployés et des sanctions très strictes sont infligées à l'égard des contrevenants.

Seules les sorties dans les cas "nécessaires" tels que voyages d'affaires, travail dans des entreprises dites essentielles (agences d'État, usines, prestataires de services), achat de nourriture et de médicaments, urgences médicales ou catastrophes naturelles, restent autorisées. L'ensemble de la population est en outre tenue de mettre à jour un formulaire de déclaration de santé via une application dédiée. Ceux qui présentent des symptômes tels que fièvre, toux ou difficultés respiratoires doivent contacter les établissements médicaux locaux dans les plus brefs délais. Les services "non essentiels" et les commerces restent par ailleurs fermés, et le port du masque est à nouveau obligatoire dans les lieux publics. La vie semble ainsi s'être arrêtée dans la capitale vietnamienne...

Si sous l'effet de ces mesures la ville est relativement épargnée par la Covid, dans le Sud du pays, la situation est hors de contrôle. A Ho Chi Minh Ville, le système de santé est sous pression. 17 000 soignants ont été envoyés en renfort, or le pays manque aujourd'hui de ressources pour se procurer les doses de vaccin nécessaires pour ralentir le rythme des contaminations.

A ce jour 23,6 millions de doses de vaccin contre la COVID-19 ont été administrées dans tout le pays. Seules 3,77 millions de personnes ont été complètement vaccinées, soit 3,9 % de la population.

Quelles perspectives pour le tourisme au Vietnam?

Quelles perspectives pour le tourisme au Vietnam?

Après plusieurs mois sans cas d'infections au coronavirus sur le sol vietnamien, le rythme des contaminations s'accélère. Afin de juguler cette progression, le gouvernement vietnamien a dû prendre des mesures drastiques isolant presque complètement le pays du monde extérieur et remettant en cause la possibilité de reprise imminente du tourisme au Vietnam.

La situation actuelle au Vietnam

Etant donné le nouveau contexte pandémique, les autorités locales ont pris des mesures visant non seulement à stopper la propagation du virus à l’intérieur du pays, mais aussi à empêcher les personnes infectées d’entrer dans le pays.

Depuis le 22 mars 2020, il n’est donc toujours pas possible aux Français ni à aucuns ressortissants étrangers d’entrer sur le territoire vietnamien sans autorisation préalable expresse des autorités vietnamiennes. Cette interdiction s’applique également aux personnes bénéficiant d’un certificat d’exemption de visa vietnamien.

Seules les personnes de nationalité vietnamienne sont toujours admises sur le territoire, de même qu’exceptionnellement, les personnes étrangères venant fournir une assistance médicale ou toute autre assistance spécialisée, les étudiants et les « experts, chefs d'entreprise et travailleurs hautement qualifiés », dont la présence est nécessaire au maintien ou à la relance de l'économie vietnamienne.

À son arrivée au Vietnam, tout voyageur doit présenter un certificat médical attestant qu'il a été testé négatif au coronavirus et passer au minimum 21 jours en quarantaine dans un centre désigné où il est testé trois fois au COVID-19. Si les trois tests sont négatifs, le voyageur prolonge sa quarantaine de 7 jours ou bien s’auto-isole, à ses frais. Seuls les diplomates, les titulaires de passeports de service et les voyageurs d'affaires, sont exemptés de quarantaine, si leur séjour au Vietnam est inférieur à 14 jours. Ils doivent cependant avoir subi un test PCR dans un centre de dépistage approuvé par le gouvernement vietnamien 3 à 5 jours avant leur arrivée au Vietnam et se soumettre à de nouveaux tests PCR une fois au Vietnam.

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Quelques rares liaisons aériennes au départ de Ho Chi Minh Ville et d’Hanoï sont maintenues, mais sont susceptibles d’être annulées à la dernière minute. Mieux vaut se tenir régulièrement informé auprès des compagnies aériennes et prendre attentivement connaissance des conditions d’embarquement. En revanche, la grande majorité des vols commerciaux internationaux à destination du Vietnam sont suspendus jusqu’à nouvel ordre.

Les perspectives et conditions de voyage à la réouverture des frontières

Il est difficile de savoir à partir de quand les étrangers seront à nouveau admis sur le territoire vietnamien et pourront y voyager en toute sécurité. La campagne de vaccination initiée début mars laissait entrevoir une réouverture des frontières d’ici à l'automne, or dans ce nouveau contexte, et étant donné la difficulté d'approvisionnement des vaccins, il est peu probable qu'elles puissent rouvrir avant courant 2022.

Notez qu’il est toujours possible de demander un visa pour le Vietnam, tout en ne sachant pas à quelle date précise l'interdiction d'entrée sera levée, ni si des conditions supplémentaires seront imposées aux voyageurs avec un visa pour le Vietnam après cette date. Les visas déjà accordés pour un voyage plus tard dans l’année devraient pouvoir être utilisés, toutefois le service vietnamien de l’Immigration ne l’a pas encore confirmé.

En tout état de cause, nous vous invitons à suivre les recommandations des autorités locales et de consulter le site internet de l’Ambassade de France au Vietnam ou du Consulat général à Hô Chi Minh Ville.

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Pourquoi préparer d’ores et déjà votre prochain voyage au Vietnam ?

Malgré les incertitudes encore nombreuses concernant la date et les conditions de réouverture des frontières, rien ne vous empêche de commencer à réfléchir à votre projet de voyage au Vietnam . La situation devrait s'être stabilisée sous l'effet conjoint des mesures gouvernementales et de la généralisation du vaccin. Le Vietnam vise en effet l'immunité collective d'ici à début 2022.

En faisant partie des premiers voyageurs à revenir au Vietnam, non seulement vous contribuerez à redynamiser l’activité touristique du pays, mais vous jouirez en outre d’une relative tranquillité et de tarifs vraisemblablement plus attractifs.

Quelles destinations privilégier pour votre voyage au Vietnam après la crise sanitaire ?

S’il est un effet « positif » à escompter de la crise sanitaire à l’échelle mondiale, c’est d’avoir réveillé les consciences et accru les aspirations en faveur d’un tourisme plus responsable, tant vis-à-vis de l’environnement que des populations locales.

Le Vietnam de ce point de vue offre une multitude de possibilités pour voyager responsable, hors des sentiers battus, et au plus près des populations. Délaissez donc l’agitation et la chaleur des zones urbaines pour profiter de la tranquillité des montagnes du Nord ou bien du Haut plateau central.

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L’extrême Nord du Vietnam en particulier est un eldorado pour les amoureux de la nature et les voyageurs curieux en quête de découverte authentique et d’immersion dans les villages ethniques.

Si vous projetez de voyager dans le Nord Vietnam au printemps, vous bénéficierez de conditions climatiques agréables et pourrez admirer les verdoyantes rizières en terrasses !

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